Définition du mot adoption
Admission d’une personne dans la position et dans les privilèges d’un enfant légitime (grec : Huiothesia = placer comme fils, considérer comme tel, l’établir en cette qualité. Dans l’antiquité, généralement seul un garçon ou un homme était adopté comme successeur ou héritier).
Esther est une exception.
Proverbes 17 : 2 ; 19 :10 ; 29 : 21 parlent aussi de l’adoption d’esclaves.
Dans les écritures de Paul l’image de l’adopté est utilisée pour parler de la restauration de l’homme déchu et pécheur dans les privilèges de membres de la famille de Dieu,
Héritier du ciel : En Christ, les chrétiens sont adoptés comme enfants de Dieu.
Romains 8 : 15 ; Galates 3 : 26 ; 4 : 4-6 ; Ephésiens 1 : 5.
L’adoption a pour base la justification et la régénération puisque ses péchés sont pardonnés, qu’il a été déclaré juste aux yeux de Dieu, qu’il est né de nouveau par l’Esprit de Dieu. Le croyant peut aussi être adopté par Dieu et partager les privilèges du fils légitime c’est-à-dire Jésus-Christ.
L’adoption parle plutôt de notre position en Christ et de notre relation avec lui.
A. Qu’est-ce que l’adoption ?
1/ Etymologiquement, le mot traduit par adoption veut dire « établir un fils ».
Lire Romains 9 : 4 ; Exode 4 : 22 ; Romain 8 : 15, 23 ; Ephésiens 1 : 5 ; Galates 4 : 5.
Ce sont là tous les passages où l’on retrouve le mot « adoption » et dans chaque cas, il signifie « l’établissement » ou adopter comme fils dans la représentation, nous recevons la position de fils de Dieu. La représentation est un changement de nature, d’adoption un changement de position ou de relation.
B. L’Origine et la base de l’adoption
1) L’adoption a son origine dans la grâce de Dieu, éternelle, souveraine et imméritée. Ce n’est pas à cause de beaucoup d’amour et de miséricorde, il nous a prédestinés à être ses fils adoptifs. Il ne l’a pas fait parce que nous étions dignes ou capables d’occuper la place dans la grâce, il nous avait destinés, de tout éternité.
Ephésiens 1 : 3-6
3 Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ !
4 En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui,
5 nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté,
6 à la louange de la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien-aimé.
2) C’est par Christ que nous sommes adoptés c’est-à-dire sur la base de ce qu’il est et de ce qu’il a accompli. C’est à cause des mérites de son Fils unique que Dieu adopte beaucoup, beaucoup d’autres fils.
Les Fils de l’adoption : Galates 3 :25-26 ; 4 : 4-7.
Tous ceux qui croient en Jésus-Christ et le reçoivent, sont adoptés comme fils c’est-à-dire, qu’ils obtiennent la place et les droits dans la famille de Dieu ; nous ne sommes plus sous les tuteurs, sous les pédagogues ou sous la loi. Tout ce qui est dans la maison nous appartient.
Romains 8 : 23
23 Et ce n’est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.
Le fonctionnement et la manifestation de notre position de fils, la consommation de notre adoption et le témoignage qu’en aura le monde, sont encore à venir et ne se réaliseront que lorsque le corps aussi bien que l’esprit aura été racheté (Colossiens 3 : 4).
Les résultats de l’adoption : Galates 4 : 6.
Dieu envoie dans nos cœurs l’Esprit de son fils.
Romains 8 :15
15 Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père !
Nous sommes délivrés de l’esclavage et de la crainte et nous sommes remplis d’une confiance filiale en Dieu, nous sommes délivrés de la servitude de la loi pour jouir de la liberté des enfants de Dieu (Romains 8 : 17).
Ayant reçu la position de fils, nous sommes faits héritiers de Dieu et cohéritiers de Jésus-Christ. Nous devons hériter de tout ce que Dieu est et de tout ce qu’il a.


















